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Libérer la parole sur la violence faite aux femmes

 
 
Libérer la parole sur la violence faite aux femmes

Un concours artistique amateur est organisé dans le cadre du Festival des Galères, qui se tient le 26 novembre 2017 à l’Espace Julien à Marseille, pour traiter du sujet des violences faites aux femmes et du sexisme.

Le concours

Ce concours est ouvert aux artistes amateurs de plus de 15 ans, accompagnés par leurs représentants légaux ou une association s’ils sont mineurs. La participation est gratuite.

FLY CONCOURS DES GALÈRES

La prestation peut être individuelle ou collective dans les disciplines suivantes :
Court-métrage / Clip, Musique, Chant, Slam, Danse urbaine, Stand up, Scénettes, Art Graphique (Affiches, Photos, Dessins).

S’inscrivant dans le cadre de la journée internationale de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes, les productions doivent porter sur les violences conjugales et leurs réalités et sur les solutions qui peuvent être apportées à ces problèmes.

Un jury composé des institutions qui participent au projet, dont l’État qui contribue à son financement, d’artistes et d’associations spécialisées dans la lutte contre les violences faites aux femmes se réunira pour désigner les lauréats, qui présenteront leurs créations au cours du festival.

Les productions doivent être transmises par voie numérique à l’adresse mail : festivalgaleres@urbanprod.net  avant le 30 octobre 2017

La délégation départementale aux droits des femmes de la préfecture des Bouches du Rhône peut être consultée pour des informations complémentaires. (julia.hugues@paca.gouv.fr)

Téléchargez le règlement

> Règlement du concours Festival des galères - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,19 Mb

Le Festival des Galères

Le Festival des Galères est dédié à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Les artistes amateurs et professionnels peuvent se retrouver autour d’un objectif : arrêter de tolérer et dénoncer ces violences.

Chacun est confronté à ce phénomène un jour, ou témoin de comportements violents, et finalement par habitude, par résignation ou manque d’information, on le tolère. Pour faire reculer ces statistiques, il faut faire reculer cette tolérance. Pour combattre ce phénomène, il faut le connaître, le comprendre et accepter de le voir. 

Le Festival des galères a pour objectif de permettre de s’exprimer et de s’informer sur les petites choses qui font entrer dans la violence, toutes ces galères qui contribuent à y rester mais surtout tout ce qui peut aider à s’en sortir.

FOCUS

Une femme sur dix est victime de violences, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, une femme sur cinq sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie.

En 2005, est lancé le premier plan triennal interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes. Les plans qui ont suivi ont renforcé les actions dans ce domaine.

Le 4ème plan 2014-2016 a permis de réaliser des progrès considérables en matière de repérage et de prise en charge des victimes : le 3919 écoute et oriente en moyenne 50 000 personnes chaque année.

327 lieux d’écoute de proximité sont recensés. 1550 places d’hébergement ont été créées. 530 Téléphones Grave Danger (TGD) ont été déployés. 300 000 professionnels ont été formés.

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Accompagner les femmes victimes de violence

Dans le département des Bouches-du-Rhône, un plan violence couvre l’intégralité du parcours d’une femme victime de violence, de son premier accueil nécessitant écoute et orientation, à l’hébergement d’urgence, l’accès au logement, les démarches judiciaires, la prise en charge des auteurs pour prévenir de la récidive et le retour vers l’emploi.

La préfecture organise des commissions thématiques pour coordonner les interventions des acteurs et faciliter le parcours des victimes. Ces commissions réunissent les forces de l’ordre, la justice, les coordonnateurs des contrats locaux de prévention de la délinquance (CLSPD), les associations spécialisées, les associations d’aide aux victimes, l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) et les différentes collectivités pour partager des objectifs communs et définir une stratégie.

Le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône dispose de deux référents violences pour animer des réseaux d’acteurs, d’un accueil de jour départemental, de permanences d’écoute réparties sur le territoire, et de dispositifs de formation à destination des professionnels de santé et des forces de l’ordre.

Le Festival des Galères s’inscrit dans ce 5ème plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes où les collectivités (Conseil régional et Conseil départemental) se sont engagées aux côtés de l’État pour soutenir cette démarche de sensibilisation du grand public.

Quelques repères historiques

Depuis la déclaration de l’Organisation des Nations Unies pour l’élimination des violences faites aux femmes en 1993, l’État français n’a cessé de mener des actions pour lutter contre ces violences. Dès 1997 le Service aux Droits des Femmes et à l’Égalité (SDFE) est à l’initiative d’une enquête nationale pour évaluer l’ampleur de ce phénomène. L’Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France (ENVEFF) publie ses résultats en 2003. Elle révèle au-delà de l’ampleur du phénomène, l’occultation des faits par une large majorité des victimes.

Le 5ᵉ plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes 2017-2019

Si le phénomène est mieux connu et davantage dénoncé, il n’en demeure pas moins, que chaque année 223 000 femmes sont victimes de violences conjugales et seulement 14 % portent plainte.84 000 sont victimes de viol.

Ces violences sont la manifestation la plus aigüe des inégalités entre les femmes et les hommes.

Le 5ème plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes recouvre trois objectifs :

- 1 - Assurer l’accès aux droits et sécuriser les dispositifs qui améliorent le parcours des femmes victimes. Il s’agit de faciliter la révélation de ces violences, la mise à l’abri des victimes, la reconnaissance des violences subies, la condamnation des auteurs et l’accompagnement des victimes vers une autonomie nouvelle

- 2 - Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants, pour les enfants victimes des violences conjugales, pour les jeunes femmes particulièrement exposées, et pour les femmes vivant en milieu rural.

- 3 - Lutter contre le sexisme, trop souvent ordinaire,qui banalise la culture des violences et du viol.