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Étude d’imprégnation alimentaire de l’ADPLGF de Fos : un fondement méthodologique insuffisant

 
 
Étude d’imprégnation alimentaire de l’ADPLGF de Fos : un fondement méthodologique insuffisant

Lundi 12 février, l’association de défense et de protection du littoral du Golfe de Fos (ADPLGF) a présenté les résultats d’une étude menée sur des produits alimentaires – et plus spécifiquement sur les productions primaires telles que la viande, les œufs et le poisson – du pourtour du Golfe de Fos. Le rapport émis à l’issue a relevé des traces de polluants, détectées dans la nourriture produite et consommée à proximité des zones industrielles du Golfe de Fos. Compte tenu d’un fondement méthodologique insuffisant, ces résultats apparaissent néanmoins, et in fine, non-valides.

Portée à la connaissance la direction générale de l’alimentation, l’étude de l’association a fait l’objet d’une évaluation détaillée. Cette évaluation a mis en avant une méthodologie non-scientifiquement assise, avec :

  • Aucune garantie apportée quant à l’accréditation de l’un des laboratoires pour les méthodes employées ;
  • Un caractère insuffisamment représentatif des conclusions locales : le nombre trop réduit d’échantillons prélevés ne permet pas de comparaison avec les résultats nationaux qui s’appuient sur plus d’un millier de prélèvements ;
  • Une incompatibilité chronologique : certaines comparaisons faites par l’association avec des résultats nationaux ne reposent pas sur des périodes identiques.

L’action de l’État sur la question de la sécurité alimentaire...

Tout au long de l’année, et sur l’ensemble du territoire, les denrées alimentaires d’origine animale et/ou végétale et les produits destinés à l’alimentation animale font l’objet de plans de surveillance et de plans de contrôle de la contamination (chimiques, physiques et microbiologiques). Leur mise en œuvre est soumise à une méthodologie stricte de prélèvements et d’analyses qui seule permet d’en valider les résultats alors scientifiquement établis.

Les plans de surveillance et les plans de contrôle de la contamination sont basés sur la réalisation de prélèvements réguliers. Ils sont destinés à vérifier la conformité des denrées par rapport aux réglementations européenne et nationale en vigueur ; en cas de non-conformité, l’État peut demander rappel et retrait des produits présentant un risque pour la santé publique.

en détails

Sur la période 2009-2017, la direction départementale de la protection des populations (DDPP) a procédé à près de 440 prélèvements et analyses  conformes à la réglementation européenne –sur les contaminants environnementaux (métaux lourds, polluants organiques et pesticides) dans les Bouches-du-Rhône. Ces prélèvements ont été effectués sur des viandes ovines, bovines et porcines, de la volaille, du miel, des œufs, des produits laitiers, des poissons d’élevage et de pêche, des mollusques et des crustacés.

Et après ?

En 2018, en lien avec les professionnels et pour parfaitement informer les consommateurs, l’État prévoit de renforcer les contrôles sur les denrées animales ou d’origine animale produites sur la zone du Golfe de Fos. Sont concernés : les viandes ovines et bovines, le miel, les palourdes, les moules, les huîtres, les poissons d’élevage, les œufs et les produits laitiers.

CP ICON

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